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CEE : dossier contrôle vendeur avant le 1er novembre 2026

Publié le · MonSuiviChantier

À partir du 1er novembre 2026, tout acheteur de certificats d'économies d'énergie doit constituer un dossier de contrôle du vendeur. Ce dossier inclut une procédure datée et signée dans les douze mois avant le contrat, ainsi qu'un formulaire signé indiquant l'origine des certificats. Le vendeur doit fournir attestation d'assurance, situation fiscale et sociale, solidité financière et absence de condamnations CEE.

Ce qui change au 1er novembre 2026 pour les CEE

À compter du 1er novembre 2026, tout acheteur de certificats d'économies d'énergie doit vérifier la régularité du vendeur avant la cession. Cette obligation est issue du décret et de l'arrêté publiés au Journal officiel le même jour décret et arrêté CEE.

Concrètement, l'acheteur ne peut plus se contenter d'un simple échange de certificats. Il doit constituer un dossier de contrôle du vendeur et signer un formulaire qui précise l'origine des certificats.

Pour les entreprises du bâtiment qui revendent leurs CEE, cela signifie que votre acheteur va vous demander des pièces spécifiques, parfois plusieurs mois avant la signature du contrat de cession.

Le dossier de contrôle exigé par l'acheteur

Le décret impose à l'acheteur de disposer d'un document daté et signé dans les douze mois précédant le contrat de cession. Ce document décrit les procédures qui ont conduit à choisir le vendeur et à évaluer son risque de défaillance décret et arrêté CEE.

En complément, le contrat de cession doit être accompagné d'un formulaire signé. Ce formulaire indique l'origine des certificats et les vérifications effectuées avant le transfert des CEE.

L'arrêté du même jour fixe le contenu minimal de ces contrôles. L'acheteur doit au minimum vérifier les éléments suivants :

  • l'attestation d'assurance professionnelle du vendeur ;
  • sa situation fiscale et sociale ;
  • des indices de solidité financière ;
  • l'absence de condamnations liées au dispositif CEE.

Ces contrôles s'appuient sur des justificatifs que le vendeur doit fournir lors de la cession, voire avant décret et arrêté CEE.

Le calendrier et l'effet sur la cession de CEE

Le 1er novembre 2026 est la date d'entrée en vigueur de ces obligations pour les cessions de CEE. Les contrats conclus après cette date devront intégrer le formulaire d'origine et le dossier de contrôle du vendeur.

Pour une TPE ou PME du bâtiment, cela peut retarder le paiement des certificats si les justificatifs ne sont pas prêts. Il faut donc anticiper la collecte des pièces dès la réalisation des travaux éligibles.

Votre acheteur peut vous demander ces documents plusieurs semaines avant la signature du contrat de cession, car il doit évaluer votre risque de défaillance.

Les pièces à préparer pour se conformer

L'arrêté liste le contenu minimal des contrôles que l'acheteur doit effectuer sur le vendeur. Voici les points que vous devrez justifier :

  • Assurance professionnelle : attestation à jour couvrant votre activité.
  • Situation fiscale et sociale : attestations de vigilance et de régularité fiscale.
  • Solidité financière : bilans ou indicateurs de solvabilité.
  • Absence de condamnations CEE : document prouvant que vous n'avez pas été sanctionné dans le cadre du dispositif.

Ces éléments sont exigés par l'acheteur, mais en pratique c'est le vendeur qui les fournit. Un dossier bien tenu accélère la validation de la cession décret et arrêté CEE.

L'importance du formulaire d'origine des certificats

Le formulaire signé joint au contrat de cession indique l'origine des certificats : type de travaux, période de réalisation, éventuels sous-traitants impliqués. L'acheteur s'appuie sur ce document pour vérifier que les CEE ne proviennent pas d'opérations litigieuses.

Pour les entreprises qui sous-traitent une partie des travaux, il faudra pouvoir justifier que les opérations ont réellement été réalisées et qu'elles respectent les critères d'éligibilité. Le formulaire engage votre responsabilité de vendeur.

Ce point renforce l'utilité d'un suivi précis des chantiers : dates, documents, intervenants. Tout écart peut bloquer la cession.

Que faire dès maintenant ?

  1. Recensez les CEE que vous prévoyez de vendre après le 1er novembre 2026.
  2. Vérifiez que vos attestations d'assurance et vos attestations sociales sont à jour.
  3. Rassemblez vos derniers bilans ou éléments financiers simples.
  4. Documentez l'origine des certificats pour chaque chantier éligible.

Ces actions simples évitent les allers-retours avec l'acheteur et sécurisent vos revenus issus de la valorisation des CEE.

MonSuiviChantier vous aide à centraliser ces justificatifs et à les partager avec vos acheteurs au bon moment.

Questions fréquentes

Qui doit constituer le dossier de contrôle du vendeur ?
C'est l'acheteur de CEE qui doit constituer ce dossier avant le 1er novembre 2026. Mais le vendeur doit fournir les pièces demandées : assurance professionnelle, situation fiscale et sociale, solidité financière et absence de condamnations liées au CEE.
Quelles pièces le vendeur doit-il préparer pour la cession de CEE ?
Le vendeur doit préparer son attestation d'assurance professionnelle, ses attestations fiscales et sociales, des éléments de solidité financière et tout document prouvant l'absence de condamnations liées au dispositif CEE. Il doit aussi être prêt à indiquer l'origine des certificats dans un formulaire signé.
Quand ces nouvelles obligations entrent-elles en vigueur ?
Elles s'appliquent à partir du 1er novembre 2026, pour les contrats de cession de CEE conclus après cette date.
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